Regardez autour de vous, regardons autour de nous un instant, notre vie entière est faite de grands et de petits cycles, souvent aussi inconscients qu’immuables, et qui nous permettent d’avancer sans réfléchir, sans y penser.
Toujours pas convaincus ? Pensez à vos matins, je suis prêt à parier que les 10 premières choses que vous faites le matin sont quasi immuables, et que vous pourriez les faire cerveau débranché (ou en cours d’initialisation, dépendant du nombre d’heures de sommeil précédentes …)
Continuez un instant, et vous vous rendrez compte qu’une majorité des actes de notre vie sont immuables, nous les faisons sans réfléchir, sans y penser, selon des gestes et des instants dictés par l’habitude autant que la facilité de réaliser ces choses sommes toute peu importantes sans y réfléchir …
Quelle différence fondamentalement entre ces actes, et ce que l’on appelle habituellement, un rituel.
Finalement, pas grand chose, nous évoluons, et une grande partie de nos vies tend à se figer dans ces gestes et habitudes immuables, jusqu’à avancer, statues d’airain engoncées dans des habitudes trop petites pour nous.
Lorsque j’ai commencé à écrire ce billet, je m’étais dit que je ferais une petite apologie de l’habitude, parce que tout de même, elle a des bons cotés (Quel intérêt, me direz vous, de se demander s’il existe une 659ème façon de cuire les nouilles ?) mais finalement, je ne trouve pas qu’elle en ait de si bons que ça.
Certes, il est fondamentalement inutile de se demander pourquoi l’on se douche tous les jours (tiens, un autre rituel !) mais pour autant, est-il inutile de savoir consciemment pourquoi on le fait ? Je ne crois pas. Et je crois même que c’est en oubliant le pourquoi de ces gestes de tous les jours que l’on devient un peu moins humains tous les jours, un peu plus rongés par le “comme il faut” et le “qu’en dira-t-on” …
Parce qu’après tout, s’il est un rituel que tous sur cette Terre partagent, n’est-ce pas celui de chercher en les autres ce qu’ils voudraient que l’on voit d’eux ?