Je me suis dit qu’il était temps que j’arrête de vous saouler avec ma bile aigrie qui en plus n’intéresse que la petite fraction de lecteurs qui ont l’insigne malchance de me croiser en heures de bureau.
Voici donc la suite de la liste  du panorama MMO vu par le dernier des imbéciles, qui n’a que le mérite d’y jouer depuis 10 ans, et d’y travailler depuis bientôt 5.

Depuis que le grand méchant Warcraft est sorti, toutes les productions qui ont suivi ont gentiment pompé, un peu, beaucoup, passionnément en espérant une fraction du gateau énorme que le rouleau compresseur s’était créé.

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Enfin, le tout petit monde des jeux vidéo en ligne en tout cas, appellé dans ce jargon si fleuri les MMORPG.

J’me souviens, vieux con de ce type de jeux que je suis, d’une époque où on était heureux qu’un jeu fonctionne une journée complète, où voir 10 personnes à l’écran était un exploit rarement égalé, où tout le monde se connaissait.

Je dois avouer que j’aimais assez ce temps là, même si je suis bien conscient qu’à force d’avoir évolué en vase clos pendant 5 longues années, ce petit monde a bien failli suivre celui des jeux de rôle, cantonnés à des passionnés vaguement bizarres qui parlent de choses étranges.

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A l’heure où tout un chacun se doit (parait-il) de penser en des termes de gains et de profits immédiats et à court terme, il reste une catégorie de personnes qui -à mon sens- ne doivent surtout pas s’adonner à ce type de penchants. Ce sont les vendeurs de rêve, ceux là même qui peuplent mes journées, et me font manger (c’est toujours ça …)

Tous les vendeurs de rêve qui ont réussi, créant un rêve si puissant qu’il en devient une référence pour tous ceux voulant marcher sur les traces dorées laissées en arrière … Tous ceux là ont en commun un courage que se devraient de copier, à l’instar de leurs dessins ou idées … Ceux qui désirent se lancer dans l’aventure.

Les rêves numériques, ces mondes entiers créés grâce à l’inventivité et l’imagination de quelque grands gamins créent des rêves qui font vibrer ceux qui s’en approchent, ils suscitent des vocations, des envies, des délires sains d’imagination assurément débordante.

Et toute cette attente court un risque. Celui d’être déçu. Ceux des vendeurs de rêve qui déçoivent ceux qui les suivaient courent le risque de se retrouver avec aux trousses, une horde de grands gamins plus près du tout à leur accorder une autre chance. On ne détruit pas impunément le rêve d’un enfant, quelque soit son age. Il se pourrait même que ceux ayant souhaité le construire s’en aillent, tels les rats d’un navire sabordé par ceux là même sensés le conduire.

(Toute ressemblance avec une situation actuelle ne serait que parfaitement volontaire !)